Jo Héliotrope, son histoire

Mon histoire, mon parcours

                               

          Jo Héliotrope                            

          Ou l'enfance au bout du pinceau...

 

Certains disent de moi que je suis une artiste délicate comme la fleur dont j’ai pris le nom, je refuse de quitter mes neuf ans, comme j’aime le répéter. En effet, mon univers de petite fille, je le récite chaque jour à la pointe de mon pinceau. Mes toiles racontent cette jeunesse heureuse. L’école, les vacances chez les grands-parents, les jeux, les cueillettes, les réunions de famille, les dimanches à la campagne, les promenades…et tous ces moments, qui, bout à bout font une vie d’enfant et de préadolescent. J’aime coucher sur la toile mes émotions d’antan, « je les revis, c’est un pur bonheur ».

Pourquoi, JO Héliotrope ? Tout simplement parce-que  JO est le diminutif de mon prénom et que Héliotrope s’est imposé par un  souvenir olfactif d’enfance, né de l’application d’une lotion capillaire à base d’héliotrope blanc, par un grand oncle coiffeur, sur la chevelure de ses clients. Cette fragrance m’était si agréable que j’ai voulu l’associé à mon pseudonyme, histoire de coller au maximum avec l’époque qui nourrit mes créations.

Née en 1958 à Metz, d’une maman habile de ses mains, pratiquant couture, décoration, dessin, peinture et d’un papa cheminot lui aussi doué pour le dessin _ il réalisait, à l’encre de chine, de somptueuses locomotives à vapeur sur des quilles en bois destinées aux collègues partant en retraite_ sans oublier mon frère possédant également un bon coup de crayon, j’ai baigné dans une ambiance plutôt artistique. Je dessine depuis mon plus jeune âge et c’est donc, naturellement, que j’ai eu cette envie de peindre, au cours des années 80, lorsque mes propres filles, au nombre de trois, me révélèrent cette ambition cachée. Les observant, jour après jour, je décidai de cristalliser les bons moments que je partageais avec elles en ajoutant une dose de mes propres souvenirs d’enfant. Autodidacte, je me spécialise inconsciemment dans l’art naïf, semi réaliste.

Aujourd’hui, transcrire mes souvenirs, parfois nostalgiques, dépasse la passion, c’est un besoin presque jubilatoire : « Je peins par amour d’une époque qui risque de s’effacer, je veux absolument rétablir le film de tous ces bonheurs grappillés, vécus dans cet univers de jeunesse et d’innocence ». J'avoue également un penchant pour les années folles, notamment pour mes dernières réalisations.
Révélée au grand public par Raymond Schmidt, une figure messine des galeries d’art locales, aujourd’hui disparu, j’ai exposé occasionnellement  à Colmar, dans la Galerie JCB de Mr BROGLIN  et j'ai participé à de nombreuses expositions, ici et là, glanant quelques  belles distinctions. Depuis 2015, je participe à moins d'exposition, grand-mère de sept petits-enfants oblige !